COMMERCE EXTERIEUR

Les fonderies confortent leur position à l’international, malgré une légère baisse du taux d’exportation en 2007, à 37%

Après deux années 2005 et 2006 exceptionnelles, la croissance des ventes de produits moulés sur les marchés extérieurs s’est légèrement ralentie en 2007 : +0,2% en volume (+5,5% en valeur). Les facturations réalisées à l’international ont augmenté moins vite que celles réalisées sur les marchés nationaux (+6,7% en volume), soutenues par une demande intérieure de produits moulés plus dynamique, et en particulier en provenance de l’automobile.
Au total, 998 316 tonnes de produits moulés ont été exportées en 2007, pour un montant de 1,8 milliard d’€.

Dans un environnement concurrentiel, la compétitivité des entreprises du secteur reste toutefois à un bon niveau : c’est la qualité des produits, leur bon positionnement, le service et les délais assurés par les entreprises françaises qui contribuent à ces bons résultats.

En 2007, le taux d’exportation des produits moulés en valeur (rapport entre la valeur des livraisons exportées et la valeur des livraisons totales des fonderies françaises) a légèrement baissé, après avoir atteint un record l’année précédente, passant de 37,7% en 2006 à 37% en 2007.
En volume, le taux d’exportation s’est élevé à 48%, contre 49% l’année précédente.
La fonderie de métaux ferreux reste le premier secteur exportateur: 51% des livraisons en volume de produits moulés en métaux ferreux sont destinées aux marchés extérieurs.

Bien positionnées à l’export, ces fonderies affichent de très bonnes performances, malgré un léger recul de leur activité à l’exportation de -0,6% en volume (+6,2% en valeur).
Ce sont essentiellement des produits de voirie (57% des livraisons à l’export de produits moulés en métaux ferreux) qui sont destinés aux marchés extérieurs. Les livraisons sont par ailleurs restées stables en 2007, après de fortes progressions ces dernières années.
Après une hausse marquée de leurs ventes à l’étranger de +7,6% en volume (+13,3% en valeur) en 2006, les fonderies d’acier moulé ont connu une baisse de leurs exportations de -4,9% en 2007. Cette activité reste néanmoins bien positionnée, avec un taux d’exportation de 47% en volume et 61% en valeur.

La fonderie de métaux non ferreux, dont les produits sont tournés plus largement vers les marchés nationaux, a gagné en 2007 des parts de marché à l’international: les facturations réalisées sur les marchés étrangers ont augmenté plus vite que celles réalisées sur les marchés intérieurs, en enregistrant une envolée de +14,2% en volume, tous alliages confondus.
Cette progression est principalement due à la bonne tenue des facturations à l’export de la fonderie d’alliages légers, qui ont cru de près de 20% en volume par rapport à 2006.

Le taux d’exportation en volume a ainsi progressé par rapport à l’année précédente  pour atteindre 22% contre 20% en 2006. En valeur, ce taux est resté stable.

La faiblesse des ventes directes de ce secteur sur les marchés étrangers s’explique par l’importance des exportations indirectes de pièces, difficilement quantifiables, via l’industrie automobile et les équipementiers (les pièces de fonderie intégrées représentent en moyenne 15% du poids d’un véhicule automobile, 50% d’un tracteur agricole et 75% d’un tour parallèle).
Bien que décrivant imparfaitement la profession, les statistiques du commerce extérieur collectées par les douanes françaises fournissent une information intéressante sur la répartition des exportations par grandes zones géographiques et pays au sein de l’ Union Européenne.
Les échanges avec l’Europe sont restés très dynamiques en 2007 : la part de produits moulés destinés au marché européen atteint 80%, en légère progression par rapport à 2006 (77%).
Le poids relatif des principaux pays destinataires au sein de l’Europe reste quasi- identique par rapport à l’année précédente : l’Allemagne est toujours de loin le premier client, avec 28% de parts de marché, devant l’Espagne (14%) et l’Italie (9%).

Nouvelle hausse des importations en valeur de +11% en 2007

En 2007, le rythme de croissance des importations françaises de produits moulés en valeur s’est accéléré : elles ont progressé par rapport à l’an passé tous alliages confondus, de +11%, contre +3,9% en 2006.
Au total, 537 millions d’€ de produits moulés sont entrés sur le territoire français en 2007 (contre 483 millions d’€ en 2006).  78% de ces produits proviennent d’Europe, dont 16% d’Allemagne (premier  fournisseur), 15% d’Italie et 10% d’Espagne.
Ce sont toujours majoritairement des produits en métaux ferreux qui sont importés par la France, soit 68% des importations totales en 2007 (contre 65% l’année précédente).
Le reste des produits se compose essentiellement de produits moulés en alliages légers.
                                                                 
La concurrence des pays à bas coûts de main-d’oeuvre continue de s’intensifier et en particulier celle des produits de fonderie chinois. Les importations en provenance de Chine ont  ainsi progressé de 31% en valeur en 2007 (après une progression de 58% en 2006 et 59% en 2005). Plus de 90% des produits moulés importés sont des produits en métaux ferreux. Ce pays représente en valeur le plus gros importateur du secteur hors pays européens. En 2007, il a vu de nouveau sa part dans les importations totales de la fonderie française progresser. Passée en 2006 au dessus de la barre des 10%, elle a atteint en 2007 les 13,4%. A noter que ce ratio s’élevait à seulement 3% en 2000.

Une balance commerciale toujours excédentaire

Le solde du commerce extérieur (différence entre le montant des exportations et celui des importations de produits de fonderie) est resté excédentaire en 2007 : il a atteint 793 millions d’€ contre 680 millions d’€ l’année précédente, soit une hausse de +16%. Cette progression est la conséquence de la croissance plus rapide des exportations en valeur en 2007 par rapport à celle des importations.

Un taux de couverture en hausse, à 248%

Le taux de couverture des échanges (rapport entre les exportations et les importations en valeur) a de ce fait  légèrement progressé en 2007, à 248% contre 240% l’année précédente. Ce taux tend toutefois à diminuer sur longue période: il atteignait ainsi 346% dix ans auparavant.