La fonderie constitue le plus court chemin entre la conception
d'une pièce et sa réalisation. Le métal porté à l'état
liquide est coulé dans une empreinte, appelée moule,
qui donne à la pièce, après solidification,
sa forme quasi-définitive.
Les procédés de mise en forme des métaux
en fusion par moulage, s'adaptent à toutes les formes et à presque
tous les alliages (acier, aluminium, cuivre, fonte, magnésium,
plomb, titane, zinc,…). Ils permettent d'obtenir des pièces
aux caractéristiques techniques élevées et
aux grandes précisions dimensionnelles, en économisant
de la matière et en optimisant la fonction de la pièce.
Chaque procédé est adapté à l'alliage
utilisé, au nombre de pièces à réaliser
ainsi qu'à leur forme et à leur poids (d'un gramme à plusieurs
centaines de tonnes). Cette liberté de formes est associée à la
possibilité de rassembler plusieurs fonctions dans une seule
pièce, d'obtenir des blocs géométriquement
complexes d'un seul jet, d'insérer d'autres matériaux
dans le métal. Certains types de pièces, notamment
dans les industries de pointe, ne sont réalisables que par
les procédés de moulage du métal en fusion.
La fonderie est née avec les civilisations et a accompagné
leurs progrès jusqu'à nos jours ; de par ses
alliages et ses techniques sans cesse améliorés, et
la haute performance de ses ses pièces, elle est toujours
d'avant-garde sur tous les grands marchés (aéronautique,
aérospatiale, automobile, énergie, chimie, défense,
télécommunication, construction, ferroviaire, mécanique).
Elle est par ailleurs traditionnellement, une des toutes premières
industries à recycler intégralement ses propres chutes
et les ferrailles issues des autres secteurs transformateurs de
métaux.